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Soutenance de thèse de doctorat d'Arnaud Cachia.
Intitulé"Modèles
statistiques morphométriques et structurels du cortex pour l'étude
du développement cérébral".
Date : mercredi 5 novembre 2003.
Jury : - N. Ayache (INRIA - Antibes) : Rapporteur
- C. Barillot (CNRS - Rennes) : Rapporteur
- F. Brunelle (Hôpital Necker - Paris) : Examinateur
- L. Collins (Mc Gill University - Montreal) : Examinateur
- J. Régis (Hôpital la Timone - Marseille) : Examinateur
- I. Bloch (ENST - Paris) : Directrice de thèse
- J-F. Mangin (SHFJ/CEA - Orsay) : Co-encadrant
Résumé :
La recherche des variations anatomiques du cortex, complémentaire
des investigations fonctionnelles, a été fortement stimulée
ces dernières années par le développement des méthodes
d'analyse des images cérébrales. Ces nouvelles possibilités
ont conduit à la création de vastes projets de cartographie
anatomo-fonctionnelle du cerveau humain, comparables par l'ampleur qu'ils
pourraient prendre aux projets de cartographie du génome. Durant
les années 90, la communauté de la neuroimagerie a choisi
d'appréhender ce problème en développant une technique
appelée la normalisation spatiale. Il s'agit de doter chaque cerveau
d'un système de coordonnées (surfaciques ou volumiques)
qui indiquent une localisation dans un cerveau de référence.
Ce système s'obtient en déformant chaque nouveau cerveau
de manière à l'ajuster autant que possible au cerveau de
référence. Cependant, cette morphométrie fondée
sur la technique de normalisation spatiale a des limites. En effet, il
est largement admis qu'elle ne permet pas de gérer précisément
la très grande variabilité des plissements corticaux et
ne donne accès qu'aux différences anatomiques les plus marquées.
Ces considérations ont motivé le développement de
nouveaux outils de morphométrie, permettant l'analyse fine des
structures corticales. Jusqu'à ces dernières années,
une telle morphométrie structurelle, prenant en compte les particularités
anatomiques individuelles de chaque cortex, était limitée
par la difficulté et la lourdeur du travail "manuel"
à réaliser. Le développement récent de nouveaux
outils d'analyse d'images, permettant d'extraire et de reconnaître
automatiquement les sillons corticaux des images IRM anatomiques, a modifié
cet état de fait et a ouvert la voie aux études à
grandes échelles de morphométrie structurelle. Cependant,
d'un point de vue anatomo-fonctionnel, la structure de base du cortex
est le gyrus et non pas le sillon. Or, si la littérature propose
maintenant de nombreuses méthodes dédiées aux sillons
corticaux, il n'en existe aucune spécifique aux gyri, essentiellement
à cause de leur très grande variabilité morphologique.
Le premier axe de travail de cette thèse est le développement
d'une méthode entièrement automatique pour les segmenter,
prenant en compte leur anatomie individuelle. Cette méthode propose
un formalisme générique pour définir chaque gyrus
à partir d'un ensemble de sillons-frontières le délimitant
; un critère de distance, sous-jacent au diagramme de Voronoï
utilisé pour parcelliser la surface corticale, permet d'extrapoler
cette définition dans les zones où les sillons sont interrompus.
L'étude des mécanismes mis en jeu lors du plissement du
cortex durant son développement, ante- et post-natal, est un point
clé pour analyser et comprendre les variations de l'anatomie corticale,
normale ou non, et caractériser ses liens avec le fonctionnement
du cerveau. Des travaux récents suggèrent qu'il existerait
une proto-organisation sulcale stable, visible sur le cerveau du foetus,
et qui laisserait une empreinte dans le relief cortical adulte. Pour le
deuxième axe de travail de cette thèse, nous avons essayé
de recouvrer les traces de ces structures enfouies, les racines sulcales,
inscrites dans les plissements corticaux. Nous avons pour cela développé
un modèle original du cortex, le primal sketch des courbures, permettant
une description multi-échelles et structurelle de la courbure corticale.
Cette description est issue d'un lissage surfacique de la carte (2D) de
la courbure, obtenu par l'implantation de l'équation de la chaleur,
calculée géodésiquement au maillage de la surface
corticale. Cette description nous a permis de recouvrer les deux racines
sulcales putatives enfouies dans le sillon central, et les quatre racines
du sillon temporal supérieur. En parallèle, nous avons initié
une étude directe des premiers plis sulcaux à travers la
reconstruction tridimensionnel du cerveau foetal in utero.
ftp://ftp.cea.fr/pub/dsv/anatomist/papers/cachia-PHD.pdf
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