Harold MOURAS soutiendra sa thèse intitulée :
"Exploration des bases cérébrales de l’excitation sexuelle masculine en Imagerie par Résonance magnétique fonctionnelle"
Lieu :
le mercredi 20 octobre à
10 heures, à Jussieu, en salle C206 ( voir fichier joint pour les
indications).
Jury :
Dr. S. Stoléru, INSERM U483, directeur de thèse
Pr. E. Mellet (Université de Caen), Rapporteur
Pr W. Everaerd (Université d’Amsterdam), Rapporteur
Pr. A. Calas (Université Pierre et Marie Curie), Examinateur
Pr. E. Baulieu (INSERM U, Examinateur
Y. Burnod, Examinateur
Résumé de la thèse :
Dans cette thèse, nous avons élaboré un paradigme d’étude en Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle (IRMf) des circuits cérébraux impliqués dans l’excitation sexuelle masculine. Ce paradigme a été mis en oeuvre dans une première recherche. En réponse à la présentation de stimuli visuels de nature sexuelle, cette recherche a permis de mettre en évidence que s’activaient des régions cérébrales : (i) situées dans le lobe pariétal, impliquées dans la focalisation de l’attention des sujets sur les "cibles" motivationnelles que représentent les stimuli ; (ii) situées dans le lobe frontal, impliquées dans les processus moteurs accompagnant l’excitation sexuelle.
La suite de notre travail a consisté en la conception d’un dispositif de mesure objective de l’excitation sexuelle, pouvant être utilisé simultanément aux acquisitions fonctionnelles au sein de l’environnement expérimental de l’IRMf. Dans ce cadre, un dispositif de mesure de la réponse érectile de type volumétrique a été conçu. Dans une étude pilote, la faisabilité de cette mesure a été montrée et a permis de mettre en évidence des aires cérébrales dont l’activité précède l’établissement de la réponse physiologique elle-même. Cette étude pilote a été menée sur un sujet unique.
Enfin, une dernière étude a été conduite en utilisant, dans un groupe plus
large de dix sujets, à la fois des stimuli de nature photographique et
filmique. L’utilisation conjointe de l’IRMf et de la pléthysmographie
pénienne volumétrique a permis de mettre en évidence des régions activées en
réponse à la présentation de stimuli sexuellement explicites et/ou
positivement corrélées à la réponse érectile. Parmi les régions cérébrales
mises en évidence dans cette étude, plusieurs d’entre elles sont à
rapprocher de processus cognitifs précoces discutés dans le cadre d’un
modèle neurocomportemental proposé par l’équipe du Dr. Stoléru.


